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Des élus français et allemands des villages limitrophes de la frontière entre la Moselle et la Palatinat ont manifesté en milieu de semaine dernière pour affirmer l'amitié franco-allemande et contester les fermetures des frontières dues à la crise du Corona.

Seuls les frontaliers peuvent encore passer les quelques frontières ouvertes et uniquement pour aller travailler. S'arrêter pour faire les courses ou prendre de l'essence côté allemand leur est interdit. Aussi il doivent faire des détours jusqu'à 40kms à cause des nombreux passages de frontière fermés et s'armer de patience dans les bouchons lors des contrôles aux frontières ouvertes. De plus, chez certaines personnes d'outre-Rhin une sorte de méfiance à vis à vis des français semble s'installer. Des remarques, des insultes et sommations de retourner au "Pays du Corona" se multiplient sur les parkings ou dans les entreprises. Parfois cette méfiance se traduit par des actes odieux comme des voitures rayées et des jets d'œufs. De nombreux articles sur ces sujets sont déjà parus dans la presse locale des deux côtés de la frontière.

L'amitié franco-allemande est en souffrance durant cette crise. Les efforts entrepris depuis des décennies pour entretenir et élargir cette amitié risquent sérieusement d'en pâtir. De nombreux élus allemands ont eu écho de ces actes par les réseaux sociaux et la presse et se sentent interpellés.

C'est pour affirmer qu'il faut absolument contrer cette tendance à la haine, réouvrir les frontières au plus vite pour resserrer les liens et travailler ensemble, que des élus des villages limitrophes se sont rassemblé au point frontière de Hornbach sur initiative de Rheinhold Hohn, maire de Hornbach, et Joël Schwartz, maire de Schweyen. Notons la présence de Francis Vogt, président de la Communauté de Communes du Pays de Bitche, Jürgen Gundacker, maire de la communauté de commune de Zweibrücken, la Conseillère Départementale Anne Mazuy et de Madame la Députée Nicole Trisse. Des membres du syndicat IG Metal et des employés de John Deere et Michelin étaient également présents. Tous affirment qu'il faut préserver cette amitié par tous les moyens, car elle est précieuse et vitale pour notre région frontalière.

Lors de cette manifestation Christian Schwalbach a été interviewé par la chaine de télévision allemande ARD. Il a dit: "Il faut construire la paix et non la haine. La haine pousse plus vite que la paix. Nous ne voulons pas de ça. Nous voulons rester amis pour toujours".

Le maire de Walschbronn était également l'initiateur d'une demande d'ouverture partielle de la frontière à Kröppen pour les frontaliers. Il a été soutenu dans cette démarche par Francis Vogt, président de la communauté de communes du Pays de Bitche, le maire de Pirmasens, Markus Zwick, la maire de Pirmasens-Land, Silvia Seebach et la parlementaire Suzanne Ganster qui a fait un courrier au ministère allemand. Madame la Députée Nicole Trisse a également interpellé son homologue du Palatinat, Angelika Glöckner. A ce jour il n'y a pas encore de réponse.

Photos: Norbert Schwarz

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